Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 21:07

 

 

Nous avons tous entendu la nouvelle: Areva n'enverra plus ses déchets radioactifs en Russie..

Si nous en sommes satisfaits au nom du principe selon lequel, on ne peut pas demander à d'autres de gérer un danger auquel nous souhaitons échapper, nous le sommes beaucoup moins en apprenant qu'une grosse partie d'entre eux seraient entreposés à Bessines... et ce , d'autant plus que la DREAL elle même est très suspicieuse à l'égard d'Areva et de sa manière de respecter la réglementation..

C'est pourquoi, nous avons présenté ce voeu, durant l'assemblée plenière du Conseil régional du 11 juin:

 

                                 "Voeu présenté par ghislaine Jeannot-Pages

                                             au nom d'Europe Ecologie


              Considérant l'arrêt des exportations de déchets sous forme d'uranium appauvri vers la Russie, exportation dénoncée depuis de nombreuses années et stoppée grâce à la mobilisation et l'action de Greenpeace,

              Considérant  que produire une tonne de combustible génère 6 tonnes de déchets sous forme d'uranium appauvri, et que cette décision va amener AREVA à stocker ces déchets principalement en Limousin,

             Considérant les difficultés de qualification des déchets radioactifs et les nombreux problèmes soulevés par le stockage actuel d'uranium appauvri à Bessines :

 (- le Limousin détient 6 des 17 sites français de stockage de résidus radioactifs, dont le plus important est justement situé à Bessines.

  • les conditions actuelles de stockage de l'uranium appauvri à Bessines sont critiquées par l'administration de contrôle elle-même, cf. DREAL Limousin, )

considérant les inévitables conséquences sur la santé publique , particulièrement des riverains,

-

Le conseil régional du Limousin réuni en sa formation plénière

demande à l'Etat, préalablement à tout stockage de nouveaux déchets

  - de suspendre l'acheminement de nouveaux déchets

- de faire respecter par AREVA la réglementation relative au stockage de l'uranium appauvri à Bessines

  • d’imposer à AREVA la sécurisation immédiate du site de Bessines


- d'organiser sans délai une conférence des citoyens à l'échelle de la région afin de déterminer le niveau d'exigences des Limousins en matière de réhabilitation des anciens sites miniers pour minimiser les conséquences sanitaires et environnementales.

            

- plus fondamentalement , de bâtir une vraie politique d'économie des ressources énergétiques , tout en soutenant les énergies alternatives afin de cesser de produire des déchets radioactifs par une sortie du nucléaire."

 

nous avons été rejoints sur ce texte par une partie du front de gauche ( les élus NPA et du parti de gauche, à l'exception du PC) les autres composantes de la majorité comme de l'opposition ayant voté contre..

la question du nucléaire semble n'interesser personne.. quant à la question de la protection sanitaire de nos concitoyens.... on attendra les annexes du rapport du GEP, si celles ci sont reellement jointes à un rapport dont on attend toujours la publication.

 

Cependant, malgré le vote négatif du PS, notre voeu a conduit le président Denanot a proposer la mise en place d'une cellule d"élus dont la mission serait , non seulement de rencontrer Areva, mais aussi des experts indépendants, afin que la transparence puisse être faite sur ce sujet ..

nous demanderons prochainement des moyens particuliers affectés à cette mission d'information .







 

 

Par G J-P
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 21:10

Les quelques semaines passées ont été essentiellement consacrées à la mise en place du groupe des élus au conseil régional. négociations, délégations, présidence de commissions, vice-présidences. les élus d'Europe Ecologie sont dans l'exécutif, comme il en avait été décidé lors de la fusion du second tour..

Nous avions indiqué que nous souhaitions cogérer la Région ; c'est désormais acté et nous comptons bien traduire concrètement les engagements pris dans la campagne.

On aura remarqué le premier couac qui est intervenu lors de la toute première plénière à propos de terres agricoles vendues pour qu'une usine de méthanisation s'installe en Creuse.

faisons un petit retour en arrière et rappelons que la question du foncier agricole nous a toujours préoccupés et que nous avions, jean Bernard Damiens et moi-même envoyé un courrier au président Denanot l'alertant sur ce sujet et lui rappelant que la terre agricole avait pour vocation de nourrir les populations ; qu'il était donc plus que nécessaire d'être vigilant sur le projet nommé Abiodis dont la société Abioval se portait acquéreur de 300 ha de terres sur la commune de Fursac.

À ce courrier, le président Denanot nous avait répondu qu'il était en phase avec ce que nous écrivions, rappelant également la vocation de la terre : nourrir les personnes et les animaux.

Plus tard, on apprendra que la SAFER attribuera ces terres à la société Abioval et que le représentant de la région était muet..

C'est dans ce contexte que lors de la plénière le front de gauche présente un vœu, en urgence, rappelant en substance que le foncier agricole devait être géré par les personnes publiques. Outre, un léger parfum d'une tendance à la collectivisation étatique qui nous a paru par trop contraire à ce que nous soutenons, nous les écologistes, favorables au collectif, certes, mais pas à l'étatisation…,

Sur le fond :

Nous soutenons que certaines structures notamment associatives pourraient gérer le foncier agricole et acheter des terrains pour les mettre à disposition des jeunes agriculteurs sur le mode ou non de l'expérimentation agricole. il ne s'agit pas de gestion par les personnes publiques, mais d'une gestion collective : ce n'est pas la même chose. Et lorsque le front de gauche insiste sur la nécessité d'exercer une maîtrise publique… pour nous cela ne veut rien dire. quelle maîtrise, sous quelle forme, avec quelles garanties.. nous aurions souhaité que soit rappelée la création d'un fonds d'intervention solidaire qui aurait donné du sens à l'installation des jeunes agriculteurs (ou des moins jeunes..!)

Car, sauf à être tout à fait inconséquent ou totalement malhonnête, on ne peut pas dire qu'une région pourrait imposer un prix à un vendeur.. En revanche, elle peut se porter garante de l'achat ultérieur par des agriculteurs qui souhaitent simplement acheter une surface plus petite....en se portant elle-même acquéreur des terrains.
ainsi, tout en maintenant fermement notre position sur la question du foncier agricole et notamment sur la nécessité de se porter garant d'un achat futur par de futurs exploitants, nous ne pouvons pas souscrire aux fausses propositions du front de gauche, qui finalement sont toujours sur le mode, il faut que, y a qu'à ..etc...

Outre cet aspect sur le fond rédactionnel, il faut bien comprendre que les élus régionaux ne peuvent pas faire de vœux qui impliqueraient directement la Région. Le principe que tout le monde comprendra est le suivant : on ne se fait pas de vœu à soi-même... On demande une délibération sur un point.. Mais cela se travaille, se discute .. Bref : le vœu Abiodis a été un piège à comm' dans lequel nombre de lecteurs de la presse régionale sont tombés…

 

Par G J-P - Publié dans : Agriculture
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 10:29

Lors d'une interview télévisée le présentateur a relayé la campagne prétendant que la région était tellement écologique qu'il n'y avait rien à faire de plus.  J'ai essayé de rectifier cette image trompeuse de "région à la campagne", en expliquant que les chiffres réels ne correspondaient pas à cet imaginaire : les cours d'eau sont pollués,  les émissions de CO2 sont exorbitantes, et l'agriculture bio est à la traîne...

Tout ceci est confirmé par cet excellent article de Jean-Pierre Sportiello, du Populaire du centre... Que je reproduis partiellement.

Alors qu'elle est la championne des labels pour ses viandes, la région est la lanterne rouge du bio

  Le Limousin se classe au dernier rang des régions en matière de dynamique de conversion en agriculture bio, d'après l'Agence bio.

Le Limousin s’affiche - à juste titre - comme un modèle d’éco-région :

Son agriculture met en avant ses productions sous signe officiel de qualité et son élevage extensif à l’herbe. Paradoxalement, la région se traîne en queue de peloton des régions pour le développement de l’agriculture “bio”.

« Nous sommes hélas bien loin des objectifs affichés par le Grenelle de l’environnement qui fixait une hausse de 2 % par an des surfaces dédiées au bio, soit 10.000 ha/an en Limousin (30.000 en 2012) » juge Mikaël Guerreiro, directeur du Gablim, Groupement des agriculteurs biologiques du Limousin.

Recul de la surface cultivée en “bio”

En 2009, le Limousin fait partie des trois régions françaises ayant perdu des surfaces cultivées en biologique : 1 385 hectares seulement ont été reconvertis, alors que plus de 2 000 ha bio ont été perdus, estime Gablim.

En Limousin, 346 agriculteurs ont fait le choix du bio sur un total de plus de 14 000 exploitations. Ils valorisent environ 18 0000 ha pour un total de plus de 870 000 ha de surfaces agricoles.

L’an dernier, 30 agriculteurs se sont convertis ou installés en “bio” en Limousin. Une année faste. Le solde entre les arrêts et les conversions était négatif ou nul depuis… 4 ans.

Une situation incompréhensible, toutes les conditions sont réunies pour encourager l’essor du bio :

Mise en place du crédit d’impôt (2 000 ?/an) qui double à partir de 2010, aide à la conversion déplafonnée en 2009 à 200 €/ha en moyenne pendant 5 ans, aide à la certification du Conseil régional et de l’Europe (80% du coût de la certification), assouplissement du cahier des charges. Et surtout une forte demande des consommateurs (+ 15 % en 2009).

Plus de moyens

Pour le directeur de Gablim la solution existe : « pour que le bio progresse, il faut des moyens humains sur le terrain, des techniciens, des conseillers, des formateurs estime Mikaël Guerreiro.

Les chiffres nationaux le prouvent : le nombre de conversion est étroitement lié aux moyens humains sur le terrain. Avec 12 équivalents temps plein mobilisés pour 346 agriculteurs, nous n’avons pas les moyens de répondre aux questions des “conventionnels” qui s’intéressent au bio. »

Dans les chambres d’agricultures, les moyens se limitent pour l’instant au mieux à un conseiller agricole par département chargé de l’animation, de l’information, de l’appui à la conversion, de la rédaction d’un bulletin technique.

« C’est insuffisant, reconnaît Christophe Bouzonie, président de la commission bio à la chambre de la Haute-Vienne et éleveur de cochons bio.

Le Conseil régional consacre à peine 4 % de son budget agricole au bio, entre 120 et 150 000 euros/an. « C’est bien mais ça ne suffit pas pour être efficace » disent en substance les défenseurs du bio. Dans les régions les plus volontaristes, comme Poitou-Charentes, l’enveloppe peut atteindre 10 % du budget.

/.../

“C’est comme si”

« L’agriculture limousine n’est pas bio mais “c’est comme si”, argumentent les responsables agricoles Nous avons des productions sous label rouge et des pratiques d’élevage à l’herbe proche du bio ».

« Sauf que les labels n’interdisent ni les engrais chimiques, ni les pesticides, ni le soja OGM » répondent les “bio”.

L’argument peut être retourné : « si vos productions sont si proches, pourquoi ne pas franchir le pas ? ».

Peur de changer les habitudes ? Sûrement. D’après les statistiques récentes, 75 % des agriculteurs conventionnels estiment insuffisante l’information dont ils disposent sur le bio.

« La bio a donné longtemps l’image d’un monde fermé, commente Christophe Bouzonie. Ce temps est révolu. C’est une agriculture encadrée qui peut être passionnante. C’est un bon challenge à relever au niveau technique. Il est temps de changer nos pratiques et de réfléchir autrement. Autant le faire maintenant. Et puis le marché est porteur. »

 

Et le journaliste rappelle ce que nous avons martelé durant la campagne :


En France, la moitié des produits bio viennent de l’étranger. Le Limousin importe 90% de son alimentation.

« Si on attend encore les marchés vont se mettre en place et se pérenniser avec les pays tiers beaucoup plus volontaristes sans les paysans français et limousins » prévient Mikaël Guerreiro.


Par G J-P
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 08:05

Des associations proposaient il y a quelques années de "parrainer" des zébus à Madagascar. Notre ONG Femmes-France-Niger suggère de plus modestement de parrainer des chèvres.

 

20 € = 1 chèvre pour une femme de brousse au Niger

 

Au coeur de l’Aïr (massif du Nord-Niger), à 195 km d’Agadez, en plein pays touareg, dans la zone d’Ajirou : la vallée de Tchigayene.

 

Image_4

 

Ici deux petites chèvres, Vouature et Simone (photos ci-dessous, extraites du blog de ma copine Anne Roussel) , cherchent des amies pour gambader et changer le quotidien des femmes de la vallée. Depuis près d'un mois, les deux chèvres appartiennent à Logo et Kotwa (photos). Ces deux femmes touareg font face aux sécheresses, à la désertification, elles assurent des corvées éreintantes pour survivre et sont plus que jamais vulnérables.

 

Image_5

 

Elles sont une dizaine de veuves, à vivre seules, dans cette vallée reculée. Tout manque : les moyens d'existence et de subsistance sont pratiquement inexistants.


Image_3

 

Les femmes de Tchigayene souhaitent se construire, assurer leur survie et celle de leur famille. Vous pouvez les soutenir en leur permettant de se constituer un cheptel. Elles verront ainsi leur quotidien amélioré et leur autonomie renforcée.

 

Pour Logo et Kotwa, posséder des chèvres, c'est avoir du lait, faire du fromage, produire, se nourrir, vendre, gagner de l’argent, subvenir à ses besoins, s’affirmer comme partenaire et actrice du développement.

Par G J-P
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 08:29
Nous le savions et le disions, mais même la Fondation Hulot, pourtant prudente, vient de s'en apercevoir et le dénoncer.
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/extras/emailing/03_2010/emailing_pacte.html
Nicolas Hulot conclut sa lettre ouverte au 750 000 signataires par une exhorartion à inventer de nouvelles formes d'actions, plus proches des acteurs du changement... [pour répondre] /.../ au défi de la crise écologique et climatique pour construire ensemble une société sobre et désirable.
Nous savions aussi que ces formes d'actions ne peuvent être que politiques, et que c'est Europe-Ecologie qui porte cette ambition et cet espoir...
Par G J-P
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 07:57

L'erreur de comptage des votes d'une mairie de Haute-Vienne, nous met dans une embarrassante position : l'inversion de l'affectation des voix du Front de gauche au détriment de l'UMP modifie les calculs de plus forte moyenne pour l'attribution du dernier CR de la liste PS-EE de Terre d'avenir.
Et c'est Dominique d'EE, qui était sur la dernière place éligible de H-V, qui se trouve remplacée par un UMP...
C'est très dommage et frustrant pour nous tous, car Dominique a été une extraordinire directrice de campagne et sa capacité d'écriture et de travail vont faire défaut à l'institution.
Nous avons ardemment défendu le programme écologiste dont les grands lignes ont été reprises lors de l'accord de fusion avec le PS : assises de la transformation écologique de l'économie, haut débit, réserves foncières pour l'agriculture, etc. Mais pour mettre cela en oeuvre, nous allons être bien peu nombreux : notre présence dans les assemblées électives est ridiculement faible par rapport à notre audience auprès des citoyens et l'importance de nos propositions et leur influence réelle dans les politiques publiques.
Nous allons donc avoir un travail de rééquilibrage à faire durant les années qui viennent : sous-représentés au CR du Limousin, les écologistes sont absents des trois Conseils généraux...

 

Erratum (du même jour) : Je pensais aux écologistes élus en tant que tels. Bien sûr,  Jean-Claude Chauvignat est notre conseiller général à Brive et a été le président corrézien du comité de soutien EE en Limousin à l'occasion des Régionales.

Nous espérons qu'il ne va pas continuer à être le seul en 2011, et que beaucoup d'écologistes vont le rejoindre.

Par G J-P
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