Souveraineté alimentaire

Publié le par G J-P

Le Limousin est une terre agricole, qui n'est pas autosuffisante, puisque plus de 90 % de ce qu'on y consomme est importé… Comment mangerons-nous lorsque le pétrole vaudra 200 ou 300 $ le baril ?

Quelles solutions pour assurer notre souveraineté alimentaire ?

Parmi celles-ci ( mais il y en a d'autres), il existe l'AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), dont le nombre double tous les ans : 4 000 AMAP en 2009, et il y en aura peut-être 8 000 à la fin de cette année 2010. D’après le CRÉDOC (Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie), la population qui est intéressée par des systèmes alternatifs et qui veut une rupture ave les systèmes dominés par les centrales d'achat de la grande distribution était de 20 % en 2004 et est passée à 37 % en 2007, et je suis sûre qu'il doit être de plus de 50 % aujourd'hui.

 

Le premier frein est l’accès à la propriété, surtout pour les jeunes agriculteurs, dans les zones périurbaines. Nous devrons utiliser au maximum les moyens disponibles à la région pour financer la réservation de terres pour ceux qui veulent s'installer.

 

L'autre souci est la disparition des paysans. À force de perdre un paysan chaque quart d’heure depuis des décennies, il n’y a presque plus de petites fermes et surtout le savoir-faire et la « culture paysanne » sont menacés de disparition. Dans ses missions de formation qui représentent l'essentiel de son budget, la région va devoir impulser un renouveau dans ce domaine. L'image de l'agriculteur ne va changer que si elle est associée à un revenu confortable, ce qui est loin d'être le cas. La mise en place des systèmes d'AMAP et de circuits courts devrait permettre cette revalorisation sociale et économique du métier de paysan.

 

La souveraineté alimentaire est un des piliers de la transition écologique du Limousin.

Publié dans Agriculture

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