Le lobby atomique gâche la fête

Publié le par Ghislaine J-P

La résolution ambitieuse du Parlement européen pour Copenhague demande 40 % de réduction des Gaz à effet de serre (GE) d'ici à 2020. C'est le point de passage obligé pour atteindre l'objectif de division par 4 des GES d'ici à 2020. Au dernier moment le PPE, parti des droites européennes (dont l'UMP), a fait ajouter une apostille soulignant l'utilité de la filière nucléaire pour faire baisser le taux de CO2. Remous parmi nos députés qui bien sûr refusent cet amendement et proposent au contraire de repousser le nucléaire, avec un certain nombre d'arguments. Cette proposition des écologistes n'est pas adoptée, et ce qui est plus triste, un ami politique comme Mélenchon (seul antinucléaire parmi les députés portés au Parlement par le Front de gauche) ne la vote pas non plus à cause d'arguments auxquels il n'adhère pas (voir son blog où avec honnêteté et intelligence il explique en détail les raisons de ses votes).

Puis se pose à Europe Écologie la question du vote global de la résolution avec son avancée historique sur les GES qui devra être débattu à Copenhague, et cet appendice imbécile sur le nucléaire qui est de toute façon hors sujet. Michelle Rivasi, fondatrice de la CRIIRAD, première opposante française de toujours au nucléaire, ne tergiverse pas plus que ses collègues députés d'EE : il faut voter la résolution, la bataille contre le nucléaire viendra après. C'est un choix politique, comme nous avons dû en faire nous aussi au CR du Limousin, et qui montre que l'écologie que nous proposons est adulte et sait choisir ses priorités : l'urgence en l'espèce c'était les GES, pas le nucléaire. Quelles auraient été les réactions de ceux-là même qui se scandalisent de ce vote, si nous avions refusé les termes de la résolution pour Copenhague ? Nous aurions été traités de sectaires rigides et intolérants, aveuglés par nos idéologies, incapables de négocier le réel.

 

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