La suppression du ministère de l'identité nationale

Publié le par G J-P

On voulait montrer à l'occasion de la semaine anticoloniale que les relations Nord-Sud ne se limitaient pas au refoulement des immigrés et à la délocalisation des activités agricoles ou industrielles polluantes.
Chacun doit personnellement s'engager, et nous avons donc signé chacun cet appel que nous avons posé derrière la grille de la porte d'entrée de la préfecture.

PIC 0194(de gauche à droite : Dominique, Marc, GJP et Jean-Bernard)

Quelques minutes après cette action, un commissaire des ex-RG nous a demandé l'autorisation de les ôter, mais a désiré les conserver par-devers lui. Le fétichisme de la police politique n'a pas fini de nous étonner...

Le texte est un appel rédigé par notre ami Patrick Farbiaz, qu est aussi le promoteur de l'appel des écosyndicalistes, dont je reparlerai à l'occasion de sa visite le 3 mars.

En créant un « Ministère de l’immigration et de l’identité française », puis en organisant avec Eric Besson un « Grand débat » sur l’identité nationale qui mobilise les moyens de l’Etat, Nicolas Sarkozy a ouvert la boite de pandore de la parole raciste et a encouragé la stigmatisation d’une partie de la population.
    Malgré l’arrêt de ce « débat de la honte », les dégâts sont là,  il ne se passe pas une semaine sans qu’un élu de la République, un ministre, un responsable politique ne prononce des paroles de rejet et d’exclusion. Création de listes anti-Minarets aux élections régionales, port du voile intégral, casquettes à l’envers, drapeaux dans les stades,  viande Halal des Quicks; le débat est transformé en machine à exclure et à stigmatiser.
    Depuis près de trois ans, ce Ministère a organisé des rafles de sans-papiers, instauré le délit de solidarité, décidé l’expulsion des exilés vers l’Afghanistan au mépris du droit d’asile. Il est à l’origine de la multiplication des contrôles d’identité au faciès, avec sa politique du chiffre.
    Les Valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité au fondement de notre pacte républicain sont aujourd’hui mis en cause par l’instrumentalisation de la nostalgie coloniale et la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

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