Alimentons les régions

Publié le par G J-P

Une pétition initiée par des spécialistes de l'écologie (comme Gilles Clément voir le post  Gilles Clément nous soutient), des philosophes éminents (comme Onfray ou Stengers), des chercheurs et agronomes (comme Marc Dufumier qui a fait une conférence éblouissante à la fac de droit de Limoges à l'invitation des Amis de la Terre *) a pour thématique la question alimentaire en région.
L'alimentation saine et le logement salubre sont les deux besoins fondamentaux que notre société doit satisfaire impérativement : la région a une mision essentielle dans ce domaine, et une grande responsabilité. En effet, elle est le bon niveau pour agir en impulsant des politiques qui remettent à plat : emploi, relations Nord-Sud, aménagement du territoire, et aussi ... santé publique.

J'ai souligné les idées-fortes de cette pétition qui doivent inspirer notre action au Conseil régional du Limousin.


Faire de la question alimentaire une priorité en matière de développement, ce n'est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis auxquels l'humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique). C'est aussi et surtout ouvrir à l'ensemble de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni l'industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C'est répondre aujourd'hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s'installer professionnellement dans l'agriculture nourricière. C'est répondre aux difficultés d'approvisionnement de la restauration collective en matière d'alimentation de qualité et de proximité.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie et de l’alimentation saine.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause les politiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui consomment en France l'équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la disparition d’un département tous les six ans. C'est utiliser le foncier pour changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de nouvelles libertés, de nouveaux droits.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est freiner le développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des infrastructures de transformation et de stockage.

/...

 


Suivent des mesures concrètes, qui vont dans le sens de notre programme en cours de rédaction.

(*Désolée, dans le feu du blog, et de si nombreuses conférences, une confusion s'es glissée, qui a été relevée par un lecteur attentif, et que je remercie :
cette manifestation était organisée parr le partenariat Action Climat regroupant l'Etat, le Conseil Régional Limousin et l'ADEME. Correction de GJP le 7 janvier)
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